Prises de vur de la Maison-Atelier de Daubigny
Charles-François DAUBIGNY
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Les dernières années 5


 


 
 

Lors du Salon en 1873 Daubigny obtient un grand prix grâce à sa toile « la Neige » aujourd’hui au Musée d’Orsay, malgré des critiques assez dures. Ces critiques font penser à celles proférées quelques années plus tard à l’encontre des Impressionnistes. Aujourd’hui, on considère Daubigny comme étant le précurseur majeur de ce mouvement qu’est l’impressionnisme.

“ …Je citerai un autre tableau de Daubigny, la Neige, qui était à l’exposition de peinture de 1872. On ne saurait rien imaginer de plus simple et en même temps de plus large. Les champs sont blancs de neige ; un chemin les traverse, bordé à droite et à gauche de pommiers aux branches noueuses. Et sur cette nappe blanche, sur les champs et sur les arbres, toute une énorme volée de corbeaux s’est abattue, des points noirs, immobiles et tournoyants. L’hiver tout entier est là devant nous. De ma vie, je n’ai rien vu de plus mélancolique ; le pinceau de Daubigny, délicat plutôt que puissant, a acquis cette fois-ci une force exceptionnelle pour rendre la vue morne de nos plaines en décembre. ”
                                                                Emile Zola

 
Les années passant, il a des ennuis de santé. Pour autant il n’abandonne pas ses escapades à bord du « Bottin ». De retour à Auvers-sur-Oise il achète une autre maison, près de la gare, mais n’y vivra jamais.

De plus en plus fatigué, il entreprend une dernière croisière en compagnie de ses deux fils, en direction de Rouen. Il revient auprès de ses amis à Auvers et l’hiver arrivant, il travaille dans son atelier de Paris.

Pris d’un malaise cardiaque, il décède le 19 février 1878.

Enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris, il repose auprès de Corot, son ami de toujours. Geoffroy-Dechaume sculpte dans le marbre son buste qui orne toujours sa tombe. Daumier n’est pas très loin d’eux. Ils avaient exprimé l ‘envie d’être enterrés proches les un des autres pour pouvoir continuer à rire ensemble …

  "L'oncle m'a dit que Daubigny est mort. Cela m'a fait de la peine, je l'avoue sans honte,…Ce doit être une bonne chose d'avoir conscience en mourant d'avoir fait des choses vraiment bonnes, de savoir que, grâce à cela on restera vivant dans la mémoire d'au moins quelques-uns, et de laisser un bon exemple à ceux qui nous suivent."

            Vincent Van GOGH, lettre àThéo, 1878.

 
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mis à jour : 7 juin 2014

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